26/11/2012

J'ai reçu des fleurs.....

J'ai reçu des fleurs aujourd'hui...
 
Ce n'était pas mon anniversaire ni un autre jour spécial.
Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit et il m'a dit beaucoup de choses cruelles qui m'ont vraiment blessées.
Je sais qu'il est...... désolé et qu'il n'a pas voulu dire les choses qu'il a dites parce qu'il m'a envoyé... des ... fleurs aujourd'hui...
-J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.Ce n'était pas notre anniversaire ni un autre jour spécial.
Hier, dans la nuit, il m'a poussé contre un mur et a commencé à m'étrangler.
Ça ressemblait à un cauchemar, je ne pouvais croire que c'était réel.
- Je me suis réveillée ce matin le corps douloureux et meurtri.
Je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
- J'ai reçu des fleurs aujourd'hui. Et ce n'était pas la fête des mères ni un autre jour spécial.
Hier, dans la nuit, il m'a de nouveau battu, c'était beaucoup plus violent que les autres fois.
Si je le quitte, que deviendrais-je ? Comment prendre soin de mes enfants ? Et les problèmes financiers?
J'ai peur de lui mais je suis effrayée de partir.
Mais je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
- J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
 
Aujourd'hui c'était un jour très spécial, c'était le jour de mes funérailles. Hier dans la nuit, il m'a finalement tué.
Il m'a battu à mort. Si seulement j'avais trouvé assez de courage pour le quitter, je n'aurais pas reçu de fleurs aujourd'hui"
Contre la Violence conjugale.
 

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16:58 Écrit par emilie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/11/2012

Mon soleil




Musique: Mozart, concerto pour piano n° 21

Hymne au soleil

Je t'adore, Soleil ! ô toi dont la lumière,
Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel,
Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière,
Se divise et demeure entière
Ainsi que l'amour maternel !

Je te chante, et tu peux m'accepter pour ton prêtre,
Toi qui viens dans la cuve où trempe un savon bleu
Et qui choisis, souvent, quand tu veux disparaître,
L'humble vitre d'une fenêtre
Pour lancer ton dernier adieu !

Tu fais tourner les tournesols du presbytère,
Luire le frère d'or que j'ai sur le clocher,
Et quand, par les tilleuls, tu viens avec mystère,
Tu fais bouger des ronds par terre
Si beaux qu'on n'ose plus marcher !

Gloire à toi sur les prés! Gloire à toi dans les vignes !
Sois béni parmi l'herbe et contre les portails !
Dans les yeux des lézards et sur l'aile des cygnes !
Ô toi qui fais les grandes lignes
Et qui fais les petits détails!

C'est toi qui, découpant la soeur jumelle et sombre
Qui se couche et s'allonge au pied de ce qui luit,
De tout ce qui nous charme as su doubler le nombre,
A chaque objet donnant une ombre
Souvent plus charmante que lui !

Je t'adore, Soleil ! Tu mets dans l'air des roses,
Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !
Tu prends un arbre obscur et tu l'apothéoses !
Ô Soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont ! Edmond Rostand

23:36 Écrit par emilie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |